20 mars 2008
Grand jour ! Peinture complète
Kouros est maintenant un vrai plaisir à manoeuvrer. La seule chose importante qui manque, c'est le plaisir de monter sur un beau bateau à l'aspect reluisant. La coque n'a pas étée peinte depuis ??? (10 ans peut être). Le pont était usé et le cockpit couvert de tâches, rayures et autres traces que laisse le temps et les navigations.
C'était décidé
depuis plus d'un an mais maintenant ça y est !
14 mars 2008, je sort le bateau de
l'eau au Balboa Yatch Club. (Que les habitués du canal
connaissent bien !)
Levé de bon matin, nous
commencons par un petit café et le repas des mouettes. En
attendant mon guide qui vat m'aider à amarrer le bateau sur le
trailer.
Le plus difficile, c'est de viser le trailer. Il y a peu de
vent, mais un fort courant qui rend la manoeuvre un peu difficile.
Vive les parres-battages !
Détail des travaux :
Décapage de la coque, ponçage du pont
Jour 2 :
Finitions ponçage pont et ponçage des francs bords
Lavage, lessivage
Mise en place des protections sur le pont et pour la ligne d'eau
Peinture le matin de la couche de Primer (Sigma, 1 couche, 8l, séchage 5h)

Peinture l'après midi du Tie Coat (Sigma, 1 couche, 8l, séchage 8h)
Peinture Primer pont et réalisation des plaques antidérappantes en sable
Jour 3 :
Peinture 3 couches d'antifooling par période de 3h (Sigma, 12l au total)
Peinture du pont complet avec le Primer
Jour 4 :
Peinture du pont mais arrêt par manque de temps et de peinture ! 8L ne suffisent pas, le sable pompe énormément et je n'arrive pas à trouver la même référence dans la matinée
Résultat mitigé. Pour la coque, pas de problème. Le bouleau est bien fait et les temps de séchages impécables. Reste à savoir si les prouesses de l'antifooling (Cu Free) donnée par le fabricant serront à la hauteur. Ils disent 2 ans sans moules, moi je pari sur 6 mois. Je vous donnerais les résultats du pari en temps voulu.
Pour le pont, bof. Les peintres du dernier jour n'étaient pas les mêmes, ils ne savaient pas tenir un pinceau. Il y a des grains de sable un peu partout. Le temps de séchage était trop court et on a pas pu passer la deuxième couche. Résultat un peu décevant.
Du coup on finira la deuxième
couche à la maison, bateau à l'eau. D'une part parce
que je préfère le faire moi même (enfin presque,
avec ma douce qui s'y connais en peinture). Et d'autre part je compte
repasser les plaques antidérapantes d'une autre couleur, La
vision du sable fraichement posé m'a fait grand effet et je
voudrais retrouver cette couleur.
Nous sommes donc reparti à Contadora au moteur, d'une part parce qu'il n'y avait pas de vent, mais surtout parce que tout l'acastillage était protégé ou démonté et que je ne pouvais pas utilisé les voiles. Voyage record à plus de 6 noeuds de moyennes sans forcer sur le moteur. Ca fait du bien de constaté l'efficacité d'un bon lifting. Et puis ce pont bien blanc et ce cockpit bien propre, quel plaisir. Kouros vient de gagner 10 ans !
11 mars 2008
Aller et retour à Panama
Chaque deux ou trois semaines, nous faisons l'aller retour à Panama pour les courses. Le ravitaillement pour manger, pour le bateau, et, plus lourd, pour la construction.
Le voilier est une très belle machine pour découvrir des plages de l'archipel. Pour faire le taxi et les course, c'est un peu plus compliqué.
Réveil à 6 heures du matin, déjeuné rapide et chargement de la voiture.

Je conduit jusqu'a la plage, met le dingy à l'eau et installe le moteur.
Chargement du dingy, un coup de moteur jusqu'au bateau, chargement du bateau, et retour à la plage pour le second voyage (le plus important : pour prendre l'amour de ma vie!)
Installation des équipements de navigation, moteur, et hop, le voyage commence. Sept heures si le vent est très bon ou au moteur, 8, 9 ... si le vent nous boude.
C'est le moment de se reposer, quand le vent ne change pas de force ou de bord.
Arrivée à la marina Balboa :
Déchargement dans la navette de la marina, porter le bazard sur le ponton, puis porter le tout jusqu'a la voiture (300 mètres), et, enfin, nous sommes dans la ville, prêt à acheter les magasins.
Le retour est plus difficile. Nous avons beaucoup plus de choses et je met le bateau au ponton pour charger et prendre eau et gas-oil. Le plus difficile est de trouver un endroit pour chaque chose. Quand il y a du volume, le pont ressemble au marché aux puces.
Voyage de retour, toujours une heure de plus à cause des courants contraires. Arrivée sur l'île, 2, 3 ou 4 voyages en dingy, voiture, maison, dodo ... ouf !
Certains me demandent comment je fais pour rester mince en mangant comme quatre. Maintenant ils savent.
Quelques fois je rêve de ces bateaux rapides qui peuvent charger directement sur la plage ... quelques fois ... mais je ne changerais pas mon bateau pour un autre, quelque soit le nombre de chevaux qu'il y a dans le moteur.
Je vais me reposer, a bientôt !





