06 décembre 2007
Un plaisir solitaire !
La bateau est à la bouée. Vent Sud-Ouest. Hisser la grand voile, larguer l'amarre, hisser le yankee, ça y est je glisse sur l'eau sans moiteur, sans bruit ...
Mouillage de Saboga, descendre le yankee, remonter face au vent avec la grand voile, mouiller l'ancre, descendre la grand voile, sans moteur, sans bruit, tranquillement ...
Retour à la bouée, 2 heures de traversée, descendre le yankee, loffer jusqu'à la bouée, choque l'écoute de grand voile, prendre la bouée, sans moteur, sans bruit ...

Voyage uniquement à la voile, plaisir solitaire, sans moteur, sans bruit ...
04 décembre 2007
Beaucoup de travail !
Cela fait un moment que je n'ai pas écrit, j'étais de voyage en France pendant quelques semaines, et de retour, j'ai pris tout mon temps pour terminer la liste gigantesque de choses à faire sur le bateau.
Ici la période sèche commence, et me donne plus de soleil et de vent du nord pour faire mes essais.
J'ai commencé par changer le
pilote automatique. L'ancien pilote à 12 ans d'age, comme les
bons whisky, mais contrairement à eux il ne se bonifiait pas
avec l'age. J'ai choisi un Raymarine S1 Tiller Pilot, beaucoup plus
puissant que l'autre, et il a l'avantage d'avoir les mêmes
dimensions d'installation du vérin, et un gyroscope incorporé.
Je l'ai testé avec le moteur pour faire les réglages,
puis après sous voile pour voir son comportement. J'ai fait
les tests avec un vent d'environ 10 noeuds et je suis enchanté.
Grand largue, au près ou de travers, il se comporte
parfaitement bien. Les virements de bord se passe parfaitement bien
et la cerise sur le gâteau : il ne fait aucun bruit !
Quel changement !
Cela faisait un bout de temps que je voulais le changer pour avoir une aide appréciable pour naviguer en solitaire. Je suis très content de mon achat (Pour ceux qui visitent Panamá, je l'ai acheté chez Protecsa, très sérieux et très fiables).
Après ce succès, chez fait une foule de choses pour terminer les remises en état techniques avant de repeindre le bateau.
Installation des câbles de l'antenne GPS à l'intérieur (plus de câbles qui se baladent dans le cockpit)
Changement des bases de bois du piano
Réparation des connexions du
Réparation de la porte du frigo
Installation d'un compas pour contrôler la navigation de l'intérieur
Vidange et changement filtre à huile (131 heures)
Installation de 2 palans pour monter le dinghy
Installation d'ampoules à led pour les feux de navigation et de mouillage (Ampoules que j'ai achetée en France, je n'en ai pas trouvé à Panamá)
Réparation du Génois
et pleins de bricoles pour améliorer la sécurité et le confort
Il me reste à faire maintenant :
La peinture (en janvier)
Installation d'un groupe froid (daprès l'avoir acheté à Miami)
Installation d'une éolienne (pour le frigo bien sur !)
Réparation de la dérive arrière
Installation du 110 volts à l'intérieur pour les petits usages domestiques
Maintenant je vais profiter un peu du bateau avant de voyager de nouveau en fin d'année. Samedi et Dimanche, je reçois mon ami Diego pour son premier cours de voile. Le bateau est prêt, avec la bière, le rhum, et le citron pour on bon Ti'punch ...
Merci à Hersilia pour la voile, et à Max pour son aide.
15 octobre 2007
Première sortie sérieuse en solo
Depuis quelques temps je voulais tester
a la fois le bateau et mes capacités a faire un long voyage en
solitaire. Découvrir si le bateau était prêt, si
le capitaine était prêt, et comment gérer le
sommeil après des heures de navigation. L'occasion c'est
présentée quand j'ai vu que le vent pouvait rester à
force 4 deux ou trois jours consécutifs. Bon vent, mais aussi
orages au menu.
J'ai décider de faire le tour de
l'archipel sans escale. 140 miles ce n'est pas très long, mais
suffisant pour une première expérience. 80 miles au
près pour aller au sud, 30 miles au large cap est, et 30
miles travers pour revenir au nord.
Cap toujours loin des îles pour
avoir le vent du sud sans perturbations. Départ prévu à 7
heures du matin, retour un jour après dans l'après midi
si le vent reste correcte.
Je suis parti à 7h et demi, cap
300 pour passer au large de l'île Saboga avant de commencer à
descendre au Sud. Vent S-SO force 4, grand voile, génois,
vitesse 6 noeuds.
Et a commencé la lente descente
au sud, 4 grands bords de 80 miles pour descendre de 30 miles.
Pendant deux bords, j'ai affalé le Génois pour utiliser
un Yankee que j'avais et que je voulais tester. Bonne occasion car le
vent forcissait un peu et j'avais un peu trop de voile dehors. Mais
le test n'a pas été positif : plus de gite, pas de
meilleur cap, et une plus mauvaise vitesse qu'avec le Génois.
Donc j'ai changé de nouveau, sans prendre de ris, le vent
était fort mais très régulier et les prévisions
étaient à la baisse dans la nuit.
Je suis arrivé au sud de San José à 8 heure du soir, de nuit et par une nuit noire sans lune ni étoiles. Pendant la descente, j'ai eu un problème avec le pilote automatique. Le vérin ne fonctionnait plus. Je l'ai changé pour un autre que j'ai en réserve. J'ai changé de cap vers l'est. La vitesse est montée jusqu'à presque 8 noeuds avec la houle. Mais j'ai eu un autre problème avec le nouveau vérin. Il c'est arrêté et la lumière a vacillé en même temps. J'ai déjà fait une réparation de ce vérin dans le passé, et j'ai cru qu'elle n'avait pas tenue. J'ai arrêté le pilote et décidé de continuer en barrant moi même. Je pouvais dire adieu à une petite sieste dans la nuit. Ce bord a été fatiguant mais un pure plaisir de navigation. Dommage que je ne pouvais pas voire la mer autour de moi. Il y avait des moutons, quelques déferlantes et le bateau était bien réglé pour utiliser chaque centimètre de toile pour le vent. Un pur plaisir !
De nuit, sans lune, on ne peut rien voir autour. Il y a le bateau, la lumière de l'écran du GPS, et le noir de toutes parts. Je n'ai vu du sud de l'archipel. Un moment un peu angoissant : le chemin entre la pointe de Isla Galera et Banco San Jose. Un espace sans danger de 7 miles entre eux, mais avec la nuit, les cartes assez peu précises dans ce coin, et le peu de connaissance de la zone, l'angoisse de s'approcher trop près de la terre est toujours en tête.
A 3 heures du matin,, je commençais à revenir vers le nord, toujours au large après au changement d'amure. Peu à peu le vent baissait, un peu naturellement, et par la suite à cause de l'abri que forme l'Isla del Rey. C'est l'île la plus grande de l'archipel : 16 miles de longueur. La mer était très calme et la vitesse est restée à 5 noeuds jusqu'à 6 heures du matin. Le soleil a commencé à se lever sur l'horizon, le vent baissait de plus en plus, et le capitaine content de voir enfin la mer, le bord des îles, et un peu plus que ce tunnel noir qu'il avait vu toute la nuit.
Petit café, sandwich, cigarette, la lumière du jour commence a réchauffer un peu l'atmosphère. Le soleil no voulait pas vraiment sortir, à sa place, la pluie à commencé à tomber doucement. Plus de vent, 2 noeuds, les voiles faseyant avec la houle du sud, et deux heures d'attente avant de mettre le moteur pour sortir de l'abri de l'île. 40 minutes de moteuraprès, le vent revient, presque de l'ouest, pour terminer ce voyage jusqu'à Contadora, petit point à l'horizon.
Toute la matinée fut sous la
pluie, petite pluie, qui passe partout dans la chemise jusqu'aux os.
C'est une chance que la température ici ne descende pas en
dessous de 25 degrés !
Long bord jusqu'au nord de Contadora,
loin des îles, ou j'ai pu lire un peu, faire une sieste de 15
mn et utiliser de nouveau le pilote après avoir chargé
les batteries et une petite révision.
En arrivant à Contadora, la
pluie c'est arrêté, et j'ai pu ammarer la bouée
tranquillement, et débarquer facilement.
140 miles, 30 heures, une moyenne de
4,7 noeuds, content d'arriver mais pas complètement satisfait
de ce test. Avec l'avarie de pilote, je n'ai pas pu tester le sommeil
par morceaux de 30 mn, comme on doit le faire dans les longues
croisières. Mais j'ai pu faire un bilan de tout ce que j'ai
appris dans ce voyage :
Monter au vent est réellement au moins trois fois plus long en distance et en temps.
Kouros a un angle mort réel face au vent de 110°.
Le plus sûr est le plus loin de la terre. Je me sentais mieux en haute mer que près des îles.
Dormir est une nécessité, et on ne peut pas dormir sans un matériel solide et fiable.
Le yankee ne peut pas être utilisé seul, ce n'est pas une voile pour mon bateau.
Une capote est indispensable pour le confort dans le cockpit.
Un répétiteur de cap et de vitesse est précieux pour pouvoir faire un somme dans la cabine au lieu de rester dans le cockpit. On peu ouvrir un oeil et vérifier que tout est en ordre.
Définitivement je n'ai pas besoin d'anémomètre, la mer me donne toutes les informations dont j'ai besoin.
La ligne de survie est indispensable pour faire quoi que se soit sur le pont.
Le confort en navigation est une partie importante de la sécurité. Un homme fatigué, humide et ayant froid ne fait pas toujours un bon capitaine.
Donner des nouvelles le plus fréquemment possible est très importants pour les proches.
Voir son épouse sur la plage est le meilleur accueil qui peut exister (Gracias Josie !)
A peine rentré à la maison, mon esprit était déjà en train de planifier de futures sorties, plus longues, avec plus d'expérience, avec plus de sécurité et, peut être, avec une équipière et plus de nuit devant des plages de rêve (Tu me comprends mon amour ?).
12 octobre 2007
Sortie en mer demain
Sortie un peu spéciale demain parce que j'ai des amis pour un jour. Ils veulent apprendre un peu la navigation à voile et profiter d'une balade dans les îles.
Seul problème : je ne connais pas le vocabulaire nautique en espagnol. Pour donner un cours de qualité, c'est indispensable. Ce soir, je travaille pour apprendre un peu plus. Pour ceux qui veulent apprendre en Français ou Espagnol, voici un petit dictionnaire du minimum que vous devez savoir.
Gréement : Arboladura y jarcia firme
Le mat :
Palo o Palo mayor
Balancine
: amantillo
Etai :
Estay
Pataras
: Backstay
Haubans
: Obenques
Barres
de flèche : Crucetas
Bome :
Botavara
Tangon:
Tangon
Hale-bas
: Contra
Bouts : Cabos : La Jarcia de labor
Ecoute :
Escota
Drisse :
Driza
Palan :
Aparejo
Voiles : Velas
Grand
voile : Vela mayor
Foc
: Foque
Génois
: Génova
Spi
: Spinnaker o balón
Les
points de la voile : Puño de driza (o puño de pena),
Puño de escota, Puño de amura
Lattes
: Sables
Ris
: Rizo
Navigation : Navegación
Au
vent : Barlovento
Sous
le vent : Sotavento
Amure
: Amura (amura a estribor, amura a babor)
Pres
: Ceñida, Ceñir o descuartelar
Travers:
Través, navegar de través
Large
: Largo, Navegar a un lado
Arrière
: Popa, Navegar en popa
Bord
: Bordada
Lofer:
Ceñir o orzar
Abattre:
Abatir
Virer:
Virar, cambiar de rumbo, cambiar de amura
Virer
face au vent : Virar por avante
Virer
en empanant : Virar por redondo
Border
: Cazar
Choquer:
Lascar
Porter
(voile qui porte) : Portar
Faseller
: Flamear
Prendre
un ris : Tomar un rizo
Isser
: Izar (Dar el aparejo si todas las velas)
Affaler
: Arriar (Cargar el aparejo si todas las velas)
Mettre
une voile a contre : Acuartelar
Jeter
l'ancre : Fondear
Appareiller
: Levar
Divers : Varios
Chaine
: Cadena
Guindeau
: Malacate
Manille
: Grillete
Chaumard
: Portaespia
06 octobre 2007
Baleine !
Hier, j'ai pris le bateau tôt le matin pour aller ... je ne sais pas ... pour naviguer, pour profiter du vent, pour penser.
Soleil au début, vent de 10 noeuds, parfait, tranquille, heureux !
La pluie apparaît et je ne pouvais plus voir l'île derrière le rideau de pluie.
Quelques secondes après le changement de bord, une baleine sort de l'eau, devant le bateau.
Lentement, elle sort et respire, et retourne dans l'eau majestueusement.
J'ai crié d'admiration. Quelle merveille !
Après quelques minutes, elle est sorti plus loin et j'ai pris des photos de mon amie d'un instant.

A cette époque, on peut voir chaque jour les baleines près des îles. Et chaque fois cela m'enchante .
24 septembre 2007
Calcul d'une hélice
Touché par une envie de contrôler si mon hélice était correctement dimensionnée, je me suis pris la tête pour trouver les formules qui me permettent de me rassurer ou de remédier au problème.
Après quelques heures de recherche sur Internet voici le résultat, sous la forme d'une feuille de calcul simple, de mes recherches.
Effectivement, mon hélice est très légèrement sous dimensionnée, mais pas de quoi motiver le changement tant que l'hélice actuelle est encore en forme.
Allez Kouros, une nouvelle hélice, ce sera pour une autre fois (Je ne lui fait peut être pas plaisir, mais mon portefeuille est aux anges).
Télécharger la feuille --> Calcul_h_lice
20 septembre 2007
Bilan énergétique du bord
Comme
tous les marins qui souhaitent profiter du confort à bord,
j'ai dù calculer ma consommation et, plus difficile, le système
qui pourrait me donner l'énergie nécessaire.
Et comme tous les marins, j'ai cherché sur internet la méthode magique qui pouvait me dire combien d'énergie pouvait donner un panneau solaire, combien de temps je peux ustiliser une batterie, combien va me demander le vendeur ...
J'ai trouvé la réponse : CA DEPEND !
Ca dépend de choses que j'ai regroupées dans une feuille de calcul que je mets ici. Si elle peut servir à certains, je suis heureux !
Téléchargez le document --> Bilan_energie_Kouros_fr
17 septembre 2007
Un peu de clarté que diable !
On nous parle beaucoup de changements climatiques, mais de manière si désordonnée que l'information est trouble et parfois sans consistance.
Les TV nous donnent leur reportages de 1mn30 ou tout doit être dit en quelques mots et sans explications : J'aime pas quand je comprends pas
Les sites écologiques nous mélange écologie, politique, querelles de clocher et discours polémiques . Ils deviennent finalement insipides: Et puis j'aime pas me faire embrigader
Les écologistes comme Nicolas Hulot font ce qu'ils peuvent, mais entre le test, le quizz, les news en vrac et la multiplicité des sites tous reliés les uns aux autres on a bien du mal a trouver les articles de fond : J'aime pas les sites à la mode avec plein de truc qui clignote
Donc je m'excuse pour les politiques, dont certains sont animés par de vrais convictions, je m'excuse auprès de Nicolas Hulot, puisque c'est lui que j'ai cité, et je respecte énormément son engagement, (Je ne m'excuse pas auprès des grands médias), mais je préfère l'information qui parle des problèmes de fond, de manière très complète, sans emphase, mais sans se voiler la face, qui est lisible par tout ceux qui veulent bien prendre le temps de lire, et avec des pages qui ne sont pas farcies de trucs qui clignotent.
(Introduction un peu longue mais j'espère avoir créé le suspens)
Tout ça pour que si vous voulez
vraiment savoir ce qui se passe sur notre planète, ce site
vous en donneras pour votre temps.
Merci Mr Jancovici
15 septembre 2007
Un petit moment de plaisir
Une dorade coryphène, le roi des poissons ici. En route pour Panamá, il a décidé de nous rendre une petite visite. C'est la première dorade coryphène que je prends. Elle mérite une petite photo non ?

On a mangé une partie crue, une partie au grill, une partie en sauce Provencale et una partie pour un ami.
Délicieux ! (Merci Josie)
06 septembre 2007
STOP !
Imagine :
Tu es en bateau, navigant dans un
archipel merveilleux, loin de la ville, loin du continent et loin de
la civilisation. Tu t'arrêtes sur une plage ravissante, sur un
île si grande qu'elle ne fait pas plus de cinq cent metres de
long.
Et que trouves-tu sur cette plage ?
Du sable, des coquillages, des pierres
de toutes les couleurs et ...
... et ça :

Tu te dis “Quel merdier, comment
vivent les habitants de cette île ?”
Mais regarde, il n'y a pas d'habitants,
il n'y a aucun humain dans cette île, ni dans les autres îles
tout autour.
D'ou viennent ces poubelles ?
De la marée.
Mais d'ou viennent ces poubelles avec
la marée ?
Des bateaux, des villes de l'autres
coté de l'océan, de ... de cette putain d'invention que
fut le plastique !
Regarde, si un indigène qui n'a
jamais vu un autre humain vivait ici, que peut-il penser ?
Qu'elle idée peut-il avoir de ce
qu'il y a de l'autre coté de l'océan ?
Et crois tu qu'au milieu de la mer
c'est mieux ?
Voila ce que tu peux voir de ton bateau
:



Comme sur la plage, se sont les objets en plastiques qui flottent toujours, nous montrant leurs belles couleurs, leurs formes esthétiques, et leur capacité à vivre des centaines d'années.
STOP !
Pas de poubelles sans recyclage !
Pas d'emballages non biodégradables
!
Ne jettes pas tes poubelles dans la
nature !
Non à la société
de consommation irresponsable !
Et merde aux Bush et Cie (de pétroles) et à tous les dirigents irresponsables qui nient le désastre écologique actuel ! (Voir “An invonvenient truth” de Al Gore)


